Différenciation par l’origine. Valorisation des territoires
Les Assises de l’Origine
sont organisées par :

 

Bilan Edition 2016

Pour leur 18ème édition, les Assises de l’Origine avaient choisi de se focaliser sur l’histoire et l’économie des Signes d’Indentification de la Qualité et de l’Origine. L’objectif de ce rendez-vous professionnel – fédérateur des témoignages français et européens - était de faire le point sur les réelles retombées économiques, sociales et sociétales des SIQO sur les territoires.

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Les Assises de l’Origine ont su se positionner comme un rendez-vous dans les agendas professionnels, dédié à la défense et à la valorisation des produits sous Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine. Organisée par le Conseil régional Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes, la Chambre régionale d’Agriculture, et soutenue par l’INAO, cette nouvelle édition s’interrogeait sur « La place des Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine dans les territoires ».

Ce thème, retenu il y a plusieurs mois, faisait écho à une très forte actualité, liée aux négociations en cours autour de l’accord commercial États-Unis / Union Européenne (connu sous le nom de TAFTA) et dans lequel les SIQO constituent un point de désaccord important, en particulier entre français et américains.

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Lecture historique, analyse économique

Le 18 mai, les débats se sont concentrés sur l’aspect historique et l’impact sociétal des SIQO, avant d’aborder leurs enjeux économiques. Quand et comment les SIQO sont-ils apparus ? Comment les valoriser économiquement ? Quelle(s) stratégie(s) doit-on mettre en place pour garantir leur pérennité ? Quels outils faut-il développer pour évaluer leur impact réel sur les territoires ? ...autant de questions auxquelles les interventions deux spécialistes conviés cette année, et les focus sur trois filières régionales (Kiwi de l’Adour, Agneau du Limousin, Beurre Charentes-Poitou), ont apporté des éléments de réponse :

 

 

 


Le Kiwi de l’Adour est cultivé au pied des Pyrénées depuis seulement une trentaine d’années. Aujourd’hui exploité par une poignée de producteurs (environ 350), il est le seul à bénéficier de la certification IGP et du Label Rouge. Il tient sa qualité exceptionnelle du terroir landais dont Patrick Piquin, Directeur de Kiwi Adour France, a rappelé les caractéristiques et souligné les bons résultats de cette filière. Les kiwis de l’Adour sont aujourd’hui des produits de catégorie 1 ou Extra (assurance sur la qualité du produit). Avec environ 2.2 hectares par producteur, ces petites surfaces permettent une meilleure traçabilité des fruits, récoltés manuellement. La production s’élève aujourd’hui à 17 000 tonnes par an. L’Agneau du Limousin, ou agneau signé Le Baronet, a été présenté par Didier Briantais, Directeur du GIE Ovins du Limousin. Il est produit par 1 000 éleveurs établis sur un territoire beaucoup plus vaste, réputé pour la qualité de ses élevages et la production de races à viande. Devant faire face à une baisse de la consommation et à une augmentation des importations, les éleveurs ont décidé d’aller plus loin en associant deux abattoirs locaux (Limovin à Bellac et Somafer à Bessines sur Gartempe) afin de garantir à leur production une valorisation et un traitement optimaux. Les efforts et la démarche de ce groupe d’éleveurs, de coopératives et d’abattoirs, lui ont permis d’obtenir en 2000 l’Indication Géographique Protégée.

La filière Beurre Charentes-Poitou a été présentée par Christophe Limoges, Président de l’interprofession laitière régionale. Ce produit d’exception est fabriqué à base de crème de lait provenant des départements de la Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne et Vendée. Bénéficiant d’une Appellation d’Origine Protégée, il jouit d’un ancrage solide dans son territoire et d’une forte notoriété. Cependant, aujourd’hui, celui-ci cherche de nouvelles voies de développement, en se tournant vers les transformateurs (boulangerie, pâtisserie, etc…), en se positionnant sur des marchés haut de gamme et en exportant vers des pays tels que la Chine.

Ces trois exemples ont permis notamment d’illustrer le fait que les SIQO, même s’ils bénéficient de conditions de production et de niveaux de qualité importants, peuvent difficilement maintenir le différentiel de prix avec d’autres produits sans identification.



"Concilier Innovations et Traditions"
de quoi et-il questions ?

 

 

L’intervention de Stéphane Le Foll 

Ministre de l’Agriculture,
de l’Agroalimentaire et de la Forêt
 

 

 

Manifestation organisée dans le cadre du